Judas

Judas…pour certains ce n’est qu’un banal prénom. Un prénom comme un autre sans plus, qui pourtant a été porté par des personnages aux attitudes aussi similaires que déconcertantes dans la Bible. Ainsi, au-delà de son simple état nominal, ce prénom évoque des sentiments forts mitigés, une connotation rimant avec peine et déception. Néanmoins, derrière ce lourd passif peu admirable dissimulé par ce prénom, réside une petite leçon que j’ai appris à mes dépens, que j’aimerais partager avec vous.

Que ce soit Judas le frère de Joseph qui proposa de le vendre comme esclave, ou Judas Iscariote qui trahi Jésus dans la Bible, le dénominateur commun est que ceux-ci ont trahi et blessé leur frère et ami. Dans nos vies respectives, peut-être avons-nous été à quelques égards et inconsciemment des judas. Mais une chose est certaine, des judas nous en avons déjà côtoyés et nous en côtoierons. On a tous déjà eu dans nos vies des personnes que l’on aime et considère énormément, qui cependant nous ont infligé à un moment de douloureuses blessures. Comme le dit un adage courant “les pires trahisons viennent de nos proches”. Ceci dit, loin de faire le procès ni d’accabler les judas de notre vie, j’aimerais plutôt mettre un point d’honneur sur notre attitude à leur égard. Face à eux, comment agissons-nous?

La réaction la plus courante face aux judas de notre vie est celle de se laisser transporter par le courant de l’émotion. Ainsi, au nom de la peine et de la trahison que nous avons subi, au nom de la justice émotionnelle, nous faisons nôtre le principe d’œil pour œil, dent pour dent. Hélas, c’est bien la dernière attitude à avoir! Après avoir vécu un petit tumulte émotionnel ces derniers temps -dû à un judas– , je suis tombée par un hasard fortuit sur l’histoire de Joseph et le passage où Judas trahi le Christ. J’avais déjà lu ces deux passages auparavant mais cette fois-ci je les regardais d’un œil neuf et d’une perspective différente. Vous voyez, Joseph étant devenu le bras droit de Pharaon, il aurait pu user de sa position d’autorité pour se venger de ses frères. Il aurait pu rendre le mal par le mal au nom d’une justice émotionnelle pour toutes ces années d’esclavage endurées. Il aurait pu mais il ne le fit pas! Mieux, non seulement il leur pardonna, mais il ajouta que ce mal qu’ils lui ont fait a contribué à son dessein et à un bienfait car de par sa position d’autorité il pouvait les aider à surmonter la famine qui sévissait. De même pour Jésus et Judas, aucune justice émotionnelle n’a été invoquée. C’est Jesus Christ Himself quand même! Et pourtant, il appela à ce moment Judas son “ami”. Il continua de voir le bien et le bon en lui car tout ceci était pour que les écritures s’accomplissent.

Ces deux passages m’ont personnellement laissés sans voix, et c’est à travers cet effet «wow» qui en émane que se trouve la leçon que j’aimerais vous partager. Lorsque nous sommes face aux judas de notre vie, ne nous laissons pas transcender par la force des émotions. C’est difficile, j’en conviens, mais prenons autorité sur nos émotions négatives et continuons de voir le bien. Ne nous laissons pas conquérir par l’amertume et la vengeance car à travers leurs gestes, le Seigneur nous mène vers notre dessein. À travers ce mal apparent, voyons la main du Seigneur qui nous élève.

Sur ce, chers lecteurs et lectrices, face au Judas de votre vie, regardez au-delà des apparences et pardonnez.

Signé J-M!

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