La symphonie des blessures

Ne laissez pas vos blessures vous transformer en quelqu’un que vous n’êtes pas – P. Coelho

Il existe une multitude de symphonies dont certaines sont plus mélancoliques. Celle d’Adama fut un temps de ce registre. C’était une symphonie grinçante et larmoyante qui d’ailleurs lui ressemblait car elle était une petite fille qui avait grandi avec les larmes pour acolyte. Ses larmes de crocodile donnaient même l’impression qu’un lac intarissable sommeillait en elle. Sa mère, impuissante, se demandait même par moment ce qu’elle pouvait faire afin qu’elle cesse un jour de pleurer.

Il était vrai que le terme pleureuse lui collait parfaitement à la peau, mais la question qui valait de l’or était de savoir pourquoi cette petite Adama avait pour fidèle compagnon les larmes? Eh bien, elle pleurait parce qu’elle était très sensible. Elle était sensible aux paroles blessantes qu’elle recevait, elle pleurait parce que par là-même elle n’avait pas confiance en elle et ne s’aimait pas beaucoup. Elle pleurait parce que selon elle le monde n’était pas toujours juste à son égard. Bref, ses pleurs étaient le gardien de ses multiples blessures. Ceci dit, malgré cette symphonie mélancolique, demeuraient des mélodies qui lui étaient salvatrices auxquelles elle s’accrochait. C’étaient les mélodies de la Foi, du son des mots et de ses rêves.

Un beau jour, alors que sa mère la regardait, elle vit que sa petite Adama avait quelque chose de différent. Quelque chose dans son regard avait changé. Le masque de l’armetume et de la tristesse était tombé. En fait, cette chère Adama avait cessé de pleurer! Adama ne pleurait plus ses blessures, elle s’était départie de son acolyte d’enfance. Elle avait pardonné et ses blessures ont été guéries. À travers la force des mots et à travers le pouvoir de ses rêves, elle avait redécouvert la Foi et elle était devenue une nouvelle personne. Elle avait fait de ses blessures des perles précieuses dans sa vie. Ainsi, Adama était passée de la symphonie des blessures à la symphonie de l’allégresse véritable.

Ceux qui la connaissent aujourd’hui ne voient plus en Adama l’ombre de la symphonie des blessures. Adama est devenue une nouvelle personne dont les termes consolatrice, motivatrice et mélodieuse, lui collent à présent à la peau.

Alors, chers lecteurs et lectrices, à l’issue du petit conte d’Adama, une question demeure: que faites-vous de vos blessures? Les laissez-vous vous transformer en une personne animée d’une symphonie des blessures, ou alors les transformez-vous en perles précieuses pour votre vie?

Signé J-M!

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