Midi moins Une

« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés,  sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » – Jacques 1:2

Savez-vous comment l’aigle élève ses enfants?

Eh bien,  il va dans les hauteurs, laisse son petit tout seul, et lorsqu’il n’a pas réussi à déployer ses ailes et voler, celui-ci le récupère.

Cette métaphore de l’aigle qui d’entrée de jeu peut paraître surprenante, traduit de manière éloquente les moments où notre Foi est éprouvée. À l’instar des petits de l’aigle, Dieu veut que nous déployons nos ailes dans l’épreuve de la Foi. Lorsque nous n’y arrivons pas et que la chute nous semble imminente, il nous récupère!

Ce tableau qui donne un tantinet le vertige, je l’ai expérimenté de manière profonde cet été et  je dois l’avouer mon cœur a palpité comme jamais au début. Ces balbutiements, questionnements, nœuds dans l’estomac m’ont fortifiés et j’ai compris pourquoi ma mère dit souvent que «Dieu est le Dieu de midi moins une».  Ainsi, j’aimerais aujourd’hui vous faire part de ce témoignage, haut en émotions.

Alors que je devais rentrer à Abidjan en juillet, mon esprit, réglé comme une horloge suisse, avait déjà paramétré les jours qui allaient précéder ce voyage. En réalité, il y avait une chose bien précise que j’avais planifié dans les moindres détails: le dépôt de mon projet de recherche de maîtrise. Cette planification était d’ailleurs au diapason avec les échéances de mes directeurs de projet. Sauf que les choses ne sont pas passées comme prévues, loin de là! Et c’est à ce moment que mon cœur a commencé à ressentir des émotions aussi fortes que celles que l’on peut ressentir dans des montagnes russes.

Il avait été convenu que je le dépose fin juin, et pour le déposer, il fallait que mes directeurs signent certains papiers administratifs. Tout se déroula donc comme prévu jusqu’à ce que j’envoie un mail de relance pour les papiers à mes directeurs à l’approche de l’échéance, qui eut pour réponse un message instantanée automatique me laissant des frissons. Ce mail disait qu’ils étaient absents, sans accès à leurs mails, et ce jusqu’au 4 juillet. Je devais partir à Abidjan le 7 juillet…en gros bienvenue à 3 jours chrono!

J’étais abasourdie et de tout mon cœur je priais le Seigneur de me montrer sa main dans cette situation. Mais comme dans toute situation opiniâtre, le stress commençait à monter début juillet car pour pouvoir déposer les projets de maîtrise, il fallait s’inscrire et prendre un rendez-vous. Je me sentais impuissante face à tout ceci, et Dieu me rappelait ainsi que même si l’homme forme des projets comme je l’avais fait, ce ne sont que ceux de Yahvé qui se réalisent. Quelle leçon! Je pris donc patience armée des chants de louanges, et j’attendis patiemment leur mail pour les papiers, le 4 juillet.

Le 4 juillet arriva, je m’empressai d’ouvrir mes mails…mais rien du tout! Le 5 juillet…encore rien! Le 6 juillet…rien également! Les seuls mails que j’avais étaient plutôt pour me rappeler que si je ne déposais pas le projet avant le 15 août, je risquais d’être expulsée de la maîtrise. À ce moment, malgré les circonstances peu encourageantes, je refusais de les regarder, et je pris la décision de rester focaliser sur Christ car à chaque fois que mes yeux se détournaient de lui, ne serait-ce qu’une minute, la panique et la peur s’empressaient de venir me tourmenter. Je rappelais donc à mon cœur que Dieu ne couvre jamais de honte ceux qui mettent en lui sa confiance. Ce même 6 juillet, veille du départ, je tombai sur un enseignement qui me fortifia et me fis même revoir mes prières. J’ai réalisé qu’encore une fois, je planifiais au lieu de laisser Dieu agir. Alors, forte de cette prédication, je ne voulais plus m’attendre à des hommes, en l’occurrence mes directeurs, mais m’attendre à Dieu!

Le 7 juillet, le jour du départ arriva. Les valises étaient bouclées, ma carte d’embarquement imprimée, et toujours aucun mail! Comme Dieu nous parle tantôt d’une manière tantôt d’une autre, je décidai de regarder le film Miracle From Heaven. Après avoir pleuré tout le long du film, il me mit à cœur d’aller imprimer mon travail comme pour le déposer. Ainsi, je donnai rendez-vous à une de mes meilleures amies, l’ange qu’il m’envoya, à l’imprimerie pour qu’on se voit car on voulait se voir avant le départ. Elle m’y rejoignit et j’imprimai le travail. J’étais sereine quand je l’imprimais, mais j’avoue qu’une fois sortie de l’imprimerie et en chemin vers l’école, je me sentais perdue! Mes larmes n’ont pu s’empêcher de couler. Je demandais intérieurement à Dieu de me parler car je partais le soir même et je revenais à Montréal après le 15 août. J’ai appelé ma mère qui me dit de me calmer et qu’on trouverait une solution, mais au fond de moi, j’implorais Dieu de me donner une direction. C’est alors que mon amie qui m’avait devancée, s’est tournée vers moi et voyant mes larmes me dit que je ne décalerais pas mon vol, et me dit également d’aller voir ma directrice. Je ne savais pas quoi dire à ma directrice, mais elle m’accompagna jusqu’à son bureau. Je priai avant d’entrer et quand je demandai à sa secrétaire si je pouvais la voir, elle me dit que non seulement elle avait changé de bureau, mais en plus qu’elle était partie en vacances pour un bon bout! Sur le coup, sans réfléchir, je me laissai guider par le Saint-Esprit,tout en continuant de prier. Il me poussa  à aller à son nouveau bureau. Elle y était et dès qu’elle me vit me dit ceci: « Ah tu attends de mes nouvelles n’est-ce pas? Il faut juste que tu déposes le document c’est vrai! Je t’envoie le tout d’ici 16h. ». À sa réponse, j’étais toute heureuse et je rendis grâce à Dieu de tout mon cœur. Ceci dit, comme il n’y avait plus de rendez-vous possible pour le dépôt, je pris les renseignements pour faire une procuration, que je fis à l’intention de mon amie et je lui laissai mes documents imprimés. Elle n’était pas là par hasard. Dieu avait voulu qu’elle soit là pour m’épauler et m’aider dans ce moment.

Le témoignage déjà long semble s’arrêter là, pourtant, ce n’est pas tout! Le fameux 16h du 7 juillet arriva le 11 août! Et mon amie, mon ange que Dieu envoya, pu déposer mon projet de recherche par la grâce de Dieu le 15 août, jour de la date limite! D’ailleurs Dieu dans sa grâce a permis qu’elle ne travaille pas ce jour! Je vous ai passé encore quelques détails, mais je vous avoue que du moment où j’ai pris l’avion, le Seigneur a mis en moi une paix inexplicable. J’avais par moment même l’impression d’être un peu folle car lorsqu’on me demandait si j’avais le retour de mes profs et pu déposer mon projet de recherche, ma réponse était sereine et je me contentais de dire que Dieu était fidèle, que demain j’aurai leur retour et qu’il se glorifierai afin que je puisse donner un témoignage. Aujourd’hui effectivement, voici mon témoignage! Le demain n’a pas été selon l’entendement humain, mais que voulez-vous, notre sagesse est folie aux yeux de Dieu!

À travers ces péripéties, j’ai compris que Dieu réagit non pas aux larmes mais à la Foi, et qu’il nous invite à nous abandonner à lui en toute confiance « Let Go, Let God». Oui, ça fait mal quand on ne contrôle pas les événements, mais Dieu a un meilleur plan que celui que l’on peut imaginer. Si l’on s’attend à lui, il se révélera à nous en nous surprenant au-delà de notre entendement. La preuve, en ne m’attendant plus à mes directeurs mais à lui, il m’a fait comprendre la profondeur de sa fidélité, de sa souveraineté, et m’a fait réaliser que c’est lui seul le maître du temps et des circonstances. À midi moins une, le 15 août, jour de la date limite, il s’est glorifié afin que ce témoignage puisse édifier. Vraiment, les bénédictions de Dieu ne se suivent d’aucuns chagrins! Quand la situation est opiniâtre, ne regardons pas aux circonstances que la vue nous montre, mais marchons par la Foi, qui est la ferme assurance des choses que l’on espère, la démonstration des choses que l’on ne voit pas (hébreux 11:1). Demeurons dans la joie de Dieu car elle est heureuse la nation dont l’Éternel est le Dieu (psaume 33:12).

Sur ce, chers lecteurs et lectrices, si vous aussi vous passez par une épreuve qui représente un lourd fardeau, dont la chute semble aussi imminente que fracassante, rappelez-vous que Dieu est le Dieu de midi moins une! Ayez confiance en lui, gardez la Foi, et tout comme Habacuc proclamez face à cette situation: « Toutefois, je veux me réjouir en l’Éternel, Je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut. L’Éternel, le Seigneur, est ma force; Il rend mes pieds semblables à ceux des biches, Et il me fait marcher sur mes lieux élevés.»(Habacuc 3:19-119)

Signé JM!

 

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3 thoughts on “Midi moins Une

  1. Merci à vous JM pour ce témoigne édifiant qui sonne comme un évangile et qui nous interpelle à demeurer toujours dans les pas du Très Haut. Que son Nom soit Glorifié. Alléluia!!!

  2. Merci à vous JM pour ce témoignage édifiant qui sonne comme un évangile et qui nous interpelle à rester toujours dans les pas du Très Haut car avec lui l’impossible devient Possible. Que son soit Glorifié. Alléluia!!!

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