AVE MARIA

 

 

Alors qu’un soir je lisais un article sur Une minute avec Marie, deux dénominations de la Vierge Marie ont fortement attiré mon attention : La patronne de l’Église, L’Espérance et le refuge des Chrétiens.

Après que ces noms m’aient interpellé, un verset dont je ne connaissais pas la référence exacte m’est venu à cœur : “Femme, voici ton fils, voici ta mère”. Cette parole se répétait tant et si bien que j’ai cherché sur Google la référence du verset. Il s’agit de jean 19 :25-27, qui relate la Crucifixion du Christ. En le lisant, plusieurs choses me sont venues à coeur, et c’est cela que je voulais partager sur la Vierge Marie, qui est en vérité comme le disait le Curé d’Ars doublement notre mère : d’une part par l’annonciation et d’autre par la crucifixion.

L’annonciation préfigure l’enfantement du Messie, la crucifixion préfigure l’enfantement d’une nouvelle humanité sauvée et rachetée par Christ. (Reliée à genèse 3 :16). La Vierge Marie est la patronne de l’Église et par là-même la mère de l’humanité. En vérité plusieurs versets, dont celui de Jean, le mettent en exergue. Le mot employé par Jésus pour parler à sa mère, Femme, n’est pas anodin et est même révélateur du rôle de sa mère. Le terme Femme, même si peut sembler distant ou déconcertant ne l’est pas. Il signale la fonction et le rôle de Marie dans le plan de Dieu. Dans Genèse 3, la mission de la maternité de la vierge Marie était annoncée lorsque Dieu dit qu’il mettra l’inimité entre la femme et le serpent, et que la descendance de la femme écrasera la tête de celle du serpent. Cette descendance enfantée dans la douleur qui écrase celle du serpent, c’est tout d’abord Jésus (référence Apocalypse 12), le nouvel Adam qui apporte la vie et le salut, mais également tous les disciples qui seront enfantés spirituellement par le sacrifice de la Croix. Au début du ministère de Jésus, cette même formule “femme” avait été employée par Jésus, référant cette fois-ci à sa mission de médiatrice auprès de Christ notre médiateur auprès du Père.

Dans ce verset de jean 19 :25-27, Jésus dit d’abord à Marie, qu’il lui confie Jean, le discipline qu’il aimait, puis la confie à Jean comme sa mère. Jean, ici, au-delà de sa singularité représente l’ensemble des disciples, ceux qui aiment Jésus et qu’il aime. Jésus a donc confié aux pieds de la Croix, l’humanité à sa mère. Les versets qui suivent, renforcent cette révélation de manière assez profonde. Lorsque Jésus vit que « tout était accompli » (jean 19 :28), il dit qu’il avait soif. Un soldat lui apporta du vinaigre, il but, il mourût mais un geste symbolique se produisit : un soldat lui perça le côté d’où sorti l’eau et le sang (L’eau, le sang et le Saint-Esprit étant les témoins du Christ – 1 jean 5 :9). La percée du côté est une image forte, qui fait encore écho à Genèse. L’Église est assimilée dans la bible à l’épouse du Christ. Or, la première femme, Ève, a été créé par Dieu avec la côte d’Adam. Ainsi, l’Église est véritablement née à partir de ce moment et a pour Mère la seconde Ève, Marie. Le Seigneur a, par la vierge Marie, rendu accessible le ciel sur la terre, en lui donnant d’enfanter son fils Unique Jésus notre sauveur.

Enfin, il y a quelques temps, une amie me demandait où est-ce marqué dans la bible qu’il faut honorer et prier la vierge Marie. Ces mots m’avaient quelque peu attristé, mais en ayant cette révélation, j’ai réalisé que tous ces versets le soulignent. À chaque dialogue mentionné entre Jésus et sa Mère, en l’appelant Femme, il nous rappelle avec éloquence son rôle et sa mission : celui de mère de la nouvelle humanité sauvée par lui, celui de mère active pour le salut des âmes, celui de médiatrice à ses côtés. En confiant l’humanité et ses disciples à sa mère, Jésus nous exhorte ainsi à l’honorer car il dit à Jean et donc à nous disciples, “Voici ta mère”. L’un des dix commandements est d’honorer son père et sa mère. Et la parole nous dit que celui qui aime Dieu, respecte ses commandements. Alors si l’on adore Dieu de tout notre être et plus que tout, nous devons également aimer et honorer Notre Mère donnée par Dieu, Marie, qui nous permet de connaître davantage Jésus et d’aller à lui.

Pour terminer, j’aimerais vous laisser avec cette belle réflexion de Martin Luther, qui malgré sa réforme protestante avait une belle affection pour la Sainte Vierge Marie: « Les “grandes choses” ne sont pas autre chose que ceci : elle est devenue la Mère de Dieu, en une telle oeuvre sont données tant de dons et de si grands biens que personne ne peut les comprendre. De cela lui vient tout honneur, toute béatitude, ainsi que sa position singulière dans toutes les générations humaines, parce que personne comme elle n’a eu du Père céleste un enfant et un enfant semblable. Et elle-même ne peut pas lui donner un nom pour sa grandeur immense, et ne peut que déborder d’amour, car ce sont de grandes choses qu’on ne peut ni exprimer ni mesurer. Donc par un mot, en l’appelant “Mère de Dieu”, on comprend tout son honneur ; on ne peut ni lui dire ni dire d’elle rien de plus grand, même si on avait autant de langues que sont les feuilles et l’herbe, les étoiles du ciel et le sable de la mer. Aussi le cœur doit réfléchir sur ce que signifie être la “Mère de Dieu”. » (Luther, le Magnificat)

Signé J-M! 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s