La vie, quelle durée de vie ?

Alors que le weekend dernier j’ai offert une bible pour enfant à un de mes petits neveux, celui-ci plein d’engouement s’empressa d’en dévorer les lignes. Il était fasciné, puis à un moment me dit: ” tata José, comment c’est possible que Jésus soit revenu à la vie? Lorsqu’on meurt normalement c’est fini non?! C’est pas possible! C’est trop fort! “.

Sa question laissa tout le monde sans voix dans le salon, les regards étaient braqués sur moi. Tata José avait chaud avec cette question qui résumait finalement toute la foi chrétienne. Comment expliquer cela à un enfant de 7 ans? Il fallait que le Saint-Esprit vienne à la rescousse! Ce qu’il fit dans sa grâce. Et dans la pédagogie de la réponse qu’il me donnait, ce qui est intéressant c’est qu’il m’enseigna également, et attira mon attention sur le point que j’aimerais partager aujourd’hui.

Bien souvent, on répète à tout va que la vie est courte! Oui, la vie est trop courte pour vivre en orgueilleux, pour ne pas en profiter, et j’en passe. Mais en répondant à mon petit neveux, le Saint-Esprit m’a fait lui expliquer que Dieu a créé la vie (comme vu au début du livre). Or Jésus, ce n’est pas seulement un homme comme nous, il est aussi Dieu. Donc il a le pouvoir (comme les superhéros) de vivre pour toujours. C’est pour ça que malgré la mort, il a continué de vivre, parce que son pouvoir particulier c’est la vie. Mon petit neveu trouvait cela trop cool, a telle enseigne qu’en jouant avec mon frère, dès que mon frère disait je t’ai battu, il disait “non tonton Manou, je me transforme en Jésus, je ne meurs pas”. Sacré David! (Son prénom).

Mais derrière cette explication, Il attirait mon attention sur le fait que justement la vie n’est pas courte comme on le dit, mais la vie est éternelle, bien que notre vie terrestre ait une limite corporelle. La vie est éternelle car nous sommes à l’image de Dieu et selon sa ressemblance. La vie, c’est la puissance de l’amour de Dieu qui nous rappelle que nous sommes nés de Lui, qu’il nous aime infiniment, et qu’il désire que nous existions pour toujours. Ces paroles sont une source d’espérance poignante face à la mort qui peut être redoutée, et face au deuil qui est douloureux. Même si la douleur est réelle, nous avons par cette connaissance l’espérance que les personnes qui nous ont devancées vers Papa ne sont pas perdues dans une fatalité tragique, mais continuent de vivre auprès de Lui, qui est la quête réelle de toute notre existence. La mort n’est pas une punition, mais un passage vers une vie qui se veut être de plénitude absolue avec Dieu. D’ailleurs les mots de mon petit neveux David quant au fait qu’il se transforme en Jésus pour continuer de vivre illustrent avec éloquence ce passage, mais aussi la transcendance de la vie divine face aux adversités qui semblent nous dire “game over”. Parce que nous avons Jésus, la Parole Vivante en nous, nous vivons éternellement malgré la séparation corporelle (Cf. Jean 3:36), et les géants qui se dressent comme adversaires devant nous ne nous anéantiront pas (Cf. Psaume 23:4; Esaie 43:2). De plus, cette petite pédagogie improvisée m’a aussi donnée de l’espérance quant au fait que notre existence est éternelle parce que Dieu a fait de nous des personnes uniques, sans semblables, et irremplaçables. Ainsi, même si nous partons le rejoindre dans sa demeure, notre vie terrestre a été désirée et suscitée par Lui, car personne d’autre que nous, n’aurait pu mener à bien notre mission. Et cette mission, même si semble brève par moment pour notre logique humaine, n’en demeure pas moins précieuse, fructueuse et juste aux yeux de Dieu (Cf. Sagesse 4:7-15). Et l’impact de ses fruits est de même infini.

C’est pourquoi, dès ici-bas, nous sommes en pèlerinage pour nous préparer à la grande rencontre avec la Trinité (Papa, notre époux Jésus, et SE le BFF).  Ce n’est pas donc la durée du pèlerinage sur terre qui compte (même si on le souhaite humainement long), mais sa qualité et l’impact de ses fruits. Plutôt que de voir la vie comme courte, Dieu désire que dès à présent nous ayons cette pensée de l’éternité, afin de nous ouvrir chaque jour à ses étreintes. Car ainsi ouverts à ses étreintes, au jour où nous serons face à lui, la plénitude de son amour ne sera pas pour nous une oppression mais le pur et absolu bonheur. Plutôt que de penser que la vie est courte, le Seigneur désire que l’on pense que parce que nous désirons vivre en communion parfaite avec lui au moment venu, nous désirons préparer avec sa grâce le chemin en l’aimant, en aimant nos prochains, et en accomplissant notre mission (vocation), rien qu’aujourd’hui (comme le dit Ste Thérèse de Lisieux). Rien qu’aujourd’hui, le Seigneur désire que nous devenions la personne qu’il désire que l’on soit car c’est ainsi que notre mission sera fructueuse, et qu’au-delà de la mémoire nous vivrons infiniment. Ceci dit, chaque ouverture de notre être à l’étreinte divine nous fait d’emblée goûter et toucher au plus profond de notre être à la vie éternelle sur terre.

Tout cela m’a beaucoup touché car dans la question de cet enfant a été souligné un mystère que notre langage peut parfois nous faire oublier. Ce mystère, je te le partage par mes modestes mots, afin que tu puisses aussi te rappeler cette espérance de la vie, et que rien que chaque jour, chaque aujourd’hui ici bas, l’amour de Dieu pour toi soit la source de ta marche de sanctification.

« Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, la vie en abondance.» – Jean 10:10

Signé JM!

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